Cadeaux et cerveau

Par Yanick Leblanc-Sirois

Replongez dans votre enfance pour retrouver le souvenir d’un cadeau de Noël un peu décevant. L’hiver et sa neige sont arrivés, le père Noël est passé et les cadeaux sont sous le sapin. Vous avez demandé un nouveau vélo, un jeu vidéo ou peut-être des accessoires de peinture. Vous voyez bien, à la forme de l’emballage, qu’il se peut que vous ayez reçu exactement ce que vous souhaitiez!

Puis, le 25 décembre arrive enfin. Après tant d’attente, on vous tend votre cadeau que vous déballez rapidement. Surprise! C’est bien un jeu vidéo, mais pas celui que vous espériez. Ou alors, c’est un nouveau vélo, mais il est brun-vert plutôt que rouge éclatant. Ou encore, vous avez reçu des crayons plutôt que de la peinture. Vous ne croyez plus au père Noël, alors vous remerciez vos parents avec un sourire un peu forcé. Vous vous dîtes que c’est l’intention qui compte, alors vous cachez le mieux possible le fait que vous éprouvez malgré vous une certaine déception.

Cette déception ressentie provient d’une différence entre la valeur attribuée à la situation anticipée et la valeur attribuée à la situation réelle. Les systèmes cérébraux qui déterminent ces deux valeurs sont compliqués, mais le système qui compare ces deux valeurs est remarquablement simple et élégant. Il fait appel aux neurones dopaminergiques du mésencéphale, dont l’activité représente une « erreur de prédiction de la récompense ».

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